image SoftBank, la « banque » japonaise qui n’en est pas une

Article de Liza Maronese

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Comme le chantait si bien Stevie Wonder : « You can’t judge a book by its cover ». Mieux vaut ne pas se fier aux apparences.

Malgré son nom et son logo si – comment dire – « bancaire », SoftBank n’est pas une banque.

Il est vrai que peu de mes compatriotes se posent aujourd’hui la question de savoir qui est SoftBank, étant donné que l’entreprise a su rester discrète à son arrivée en France; son positionnement étant bien moins grand-public qu’au Japon. Et pourtant, la firme a posé le pied en France depuis près de 10 ans.

 

 

C’est quoi cette banque?

 

Pour l’anecdote,  lorsque je séjournais au Japon, un ami qui était venu me rendre visite, avait contacté un ancien camarade de classe installé à Kôbe, et m’avait dit : « je crois qu’il travaille dans une banque car son mail est francois.dupont@softbank.ne.jp ».

Sur le moment, cela m’avait beaucoup fait rire. Je lui avais répondu, l’air un tantinet moqueur: « dans ce cas, la moitié de la population japonaise travaille dans une banque ».

Prise de remords, je réalisai soudain que le nom était pour le moins source de méprise et me fis la réflexion qui se devait: « mais pourquoi un opérateur mobile s’appelle-t-il SoftBank? »

Voici ce que l’on trouve sur le site corporate:

SoftBank Group Corp. started out in 1981 as a distributor of computer software. As software is called “soft” in Japanese, the name “SoftBank” literally means “a bank of software.” We chose the word “bank” based on our grand aspiration to be a key source of infrastructure for the information society.

A l’origine, l’entreprise était un distributeur de logiciels. Autrement dit, une « banque de softwares ».

Depuis, Softbank (sofuto-banku) est devenu un monument au Japon, que l’on pourrait comparer à une sorte de «Free » japonais qui est venu révolutionner le monde de la téléphonie mobile.

 

 

Le succès du Howaito Puran au Japon

 

Ce qui a fait le succès de SoftBank au Japon c’est son Howaito Puran (White Plan).

L’entreprise existait depuis 1981, mais n’était sans doute pas connue du grand public.

Alors que Docomo était le leader incontesté de la téléphonie mobile,  SoftBank arrive en 2007 et crée le buzz avec son Howaito Plan.

Le pays était incontestablement en avance sur les smartphones, néanmoins le coût des abonnements incluant des données 3G étaient exorbitants.

SoftBank propose un « tsukai-hôdai » (forfait illimité) pour les appels et sms entre membres « SoftBank ».

 

Les rois de la pub décalée

La Cantatrice Chauve n’aurait rien à envier aux pubs japonaises de l’entreprise où l’absurde est le maître mot. La mascotte de l’entreprise est un chien blanc qui parle, fier représentant du White Plan et père d’une famille improbable. Voyez plutôt.

Softbank-pub

 

SoftBank en France : connaissez-vous Pepper?

Depuis 2013, la firme japonaise est entrée au capital de l’entreprise française Aldebaran et a créé Pepper.

Vous ne connaissez peut-être ni l’un ni l’autre de ces noms, mais vous connaissez sans doute Nao,  le petit robot humanoïde produit par Aldebaran qui reprend le nom d’une constellation et qui fait parfois son apparition sur les plateaux télé.

Pepper est son « grand frère ». Il a été créé après la rencontre de SoftBank et Aldebaran.

pepper

Après être devenus majoritaires au sein d’Aldebaran, les dirigeants japonais renomment l’entreprise SoftBank Robotics, le 9 mai 2016, sans grande presse.

SoftBank n’en était pas à son premier coup d’essai en France.

En 1999, elle avait créé une Joint Venture avec Vivendi en créant @viso sas qui avait pour vocation de se développer sur le marché des Telecom aux Etats-Unis.

 

 

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